mardi, 15 août 2006
USA encoooore
Avec le décalage horaire et l'envie d'enfourcher les motos, tout le groupe gratte de la patte arrière dés 5h du matin et 5heures plus tard, ça y est, une navette nous achemine vers la concession Harley.![]()
Et aprés les paperasses d'usage, les premiers V-Twins commencent à rugir. Elles nous attendent, tous les chromes brillants de soleil. Et c'est avec la tremblotte des premiers émois que j'enfourche l'Electra-Glide Classic qui va nous transporter durant ce séjour.
Contact, push the button to start the engine et là, le cheveu se dresse tout debout à l'écoute du son plein et rond. Patap ... patap ... patap... broaarrrrr... patap.
Carole, notre guide, nous propose la traversée du Strip avec les 14 motos avant de filer sur la route 66. Bien sûr, c'est accepté à l'unanimité. Eh bien, à midi, par 40° dans les embouteillages avec un bon vieux V-Twin entre les jambes, il vaut mieux éviter !!! Au secours, c'est par où la sortie ?
Et enfin, nous sortons de Végas, les mâles du groupe persuadés que leurs testicules ressemblent à des raisins de
Corinthe, et nous rattrappons la 66 aprés le barrage de Hoover Dam pour filer vers Kingman. Cette route est un musée et nous traversons des coins où le temps a du s'arrêter dans les années soixante.
2 pannes d'essence soudent le groupe et vont nous permettre de nous faire une idée précise de la gentillesse et de la notion d'entraide de l'américain de base mais aussi du sens du devoir des flics américains.
La fatigue du voyage et la chaleur qui règne fatiguent les organismes et c'est avec grand plaisir que nous quittons les selles des Harleys pour s'envoyer une bonne tartine de houblon au bar du motel où nous allons passer la nuit.
Au programme du 3ème jour, encore la route 66 par le col d'Oatman et arrivée à Grand Canyon. La route est un vrai régal si bien que nous n'avons pas vu passer les 300 bornes. Les arrêts sont bien pensés et souvent bienvenus car ils nous permettent d'échanger nos impressions mais en aucun cas, rouler n'est une contrainte et j'apprécie plus que tout l'isolement que nous avons à moto.
18:01 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Back to USA
D'accord, c'est pas de la première jeunesse.
Mais parce que Fugitive m'avait dit qu'elle était restée sur sa faim et qu'actuellement elle aspire à s'évader, parce que mon cher employeur risque de me payer mes prochains congés là-bas et que de toutes façons, j'ai envie d'y retourner, je vais profiter de ce jour férié pour enfin relater les tribulations du Renard au pays des Harleys.
Avant de partir, une petite pointe d'inquiétude, nous allons passer 10 jours au pays des contraires : puritanisme et décadence, obésité et corps façonnés à coups de bistouri, fric roi et ghettos ... Mais les billets sont pris, les passeports en règle et je ne me suis pas encore fait pousser une barbe d'Ayatollah.
Le 1er jour, c'est dans l'avion : décollage à 11h à Paris, arrivée vers 17h à Las Végas mais avec le décalage horaire, c'est 14h d'avion avec escale à Frisco. Avec l'impatience, c'est dur !
Et Végas, un samedi soir, ça grouille entre les jeunes mariés bourrés et les accros du Jackpot. Vivement le lendemain.
16:49 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 05 juillet 2005
En voiture Simone
Passons sur les 15 heures d'avion, malgré notre excitation, c'est toujours pour moi une corvée que de passer des heures le cul dans un fauteuil, même à 10 000 pieds.
Escale à San Francisco qui daignera soulever ses habits nuageux afin de nous laisser entrevoir sa baie et ses ponts et puis Las Vegas. La banlieue gagne sur le désert mais mis à part le Strip, c'est lui qui colore la ville. tout est couleur sable, foncé puis clair mais sable toujours et écrasé de chaleur. Il est 18h heure locale et nous avons remonté le temps de 9 heures.
Nous réussissons à tenir jusqu'à 22h30 avant d'aller nous coucher. Et puis à 3h30 du matin, la majorité du groupe est debout et l'animation à Végas bat son plein. Certains n'ont pas fermé l'oeil mais le petit déjeûner est vite expédié, 14 motos attendent ! A 11h30, tout le monde chevauche sa belle.
Nous n'avons pas trouvé de meilleure idée que de se faire le Strip surchargé aux heures les plus chaudes de la journée. Le V-Twin est fait pour les grands espaces, dans les embouteillages, il tente de vous transformer les testicules en raisins secs et c'est finalement avec un grand soulagement que nous quittons Las Végas la chaude, direction sud-est.
Au programme du jour, le barrage de Hoover Dam qui permet d'alimenter Végas en électricité et en eau même si ça doit laisser le Nouveau Mexique complètement à sec. Et puis, le groupe prend la mythique route 66 où nous faisons un bond de 50 ans en arrière.
L'eau n'est pas courante et certaines habitations sont tellement au milieu de nulle part qu'il ne faut indéniablement pas s'aimer pour vivre dans le coin. Et pourtant c'est ici que nous rencontrerons des gens adorables. A conditions de vie difficiles et nature hostile, entraide facile...
Au bout de 300 bornes, nous poserons les valises à Kingman dans un pur motel au bord de la 66 et la piscine s'il vous plait. Aprés vous madame...
00:02 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
mardi, 15 février 2005
Il est des nôôôô...ôôôôtre...
Au titre, il est facile de se douter de ce qui m'est arrivé ce week end.
J'étais parti pour faire plaisir à ma renarde. Et bien, c'est ce qui s'est passé.
Pas besoin de faire des milliers de kms pour se dépayser. J'avais troqué le gris sinistre et pleureur du marais poitevin pour le crachin iodé et les bourrasques de l'atlantique.
Bref, nous nous étions échoués à La rochelle.
Dans l'exercice de mon métier, j'avais fait la connaissance du patron d'un hôtel et avant de partir, celui ci nous avait réservé le gîte. Ce monsieur qui n'était qu'une relation professionelle est devenu, en l'espace d'un week end, un ami.
Nous avions quelques points communs:
- des épaules de déménageurs,
- durant notre adolescence, une propension avérée à se rouler dans la boue et prendre du plaisir à se mettre des gros tampons sur les terrains de rugby,
- frapper d'abord, causer ensuite lorsqu'une partie de giffles s'entamait.
- s'asseoir au zinc d'un bar car c'est là qu'on y trouve son âme ( et qu'on y perd souvent sa lucidité )
Mais, durant plus de 5 ans, jamais nous n'avions dépassé le stade des politesses convenues où chacun, comme souvent, se doit de donner une image fidèle à son statut.
En une soirée, nous avons décidé de rattraper le temps perdu aidés en cela par un pure single malt des plus goulayant.
Un troisième larron avait démarré la soirée avec nous. J'avais mal entendu son nom tout comme celui de la dame qui l'accompagnait. Apparemment c'était un cinéaste en repérage accompagné de sa régisseuse. (?)
Nous venions de commencer l'apéro et c'est sans chichis que nous l'avons invité à partager nos cacahouètes durant deux bonnes heures parlant de tout sauf de cinoche et de golf.
Il a bien fallu nous séparer.
Pour faire plaisir à ma renarde, j'avais réservé une table là, mais en faisant la promesse à mon hôte de revenir goûter le vouiski aprés le repas.
A notre retour, le cinéaste conquis par la gentillesse du patron était resté manger dans son établissement et, à peine son repas terminé, il reprit sa place au zinc avec nous.
Nous n'avons pas fini "bras dessus, bras dessous" mais c'est l'assassinat de la divine bouteille qui nous a fait nous quitter.
Entre temps, les conversations ont fusé, passionnées et passionnantes sur le golf, la moto et le ciné, sur des acteurs, des pilotes et des joueurs, du métier de réalisateur et d'entraîneur tout cela autour du concept de performance.
J'en parle bien maintenant, avec le recul et quelques grammes en moins dans le sang mais, d'aprés ma renarde, à aucun moment nous n'avons été chiants !
Avant de nous quitter, nous nous sommes promis de nous retrouver afin qu'il puisse se faire une idée du golf, un sport qui l'a toujours intrigué.
Si aprés avoir réalisé çà mais aussi ça, le monsieur vous pond un film sur le golf, c'est moi qu'il faudra accuser!!!
00:25 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note







