jeudi, 04 mai 2006

8 femmes et moi, et moi, et moi

Echéance importante ce week-end pour l'équipe féminine : le championnat de France par équipe 3ème division.

Je file sur Pau jusqu'à lundi. Les filles arrivent par vagues successives jeudi et vendredi. Certaines parmi nos meilleurs éléments n'arriveront pas du tout : examens pour l'une, "punition" pour l'autre. Pour cette dernière, je n'ai même pas souhaité intervenir parce que, c'est sûr, ça ne se passerait pas bien. La pauvre est cernée par les VC's dans sa propre famille.

D'une part ça pénalise toute une équipe et d'autre part, dans l'un des rares domaine où cette jeune fille est respectée et valorisée, la gente testostéroneuse de sa famille lui sucre l'occasion d'acquérir ne serait-ce qu'une once d'estime d'elle même. Consternant !

Ca complique la tâche mais j'ai toujours aimé les situations difficiles voir désespérées. En dehors d'une joueuse, les 5 autres sont sur la lente pente du déclin. Le niveau de jeu est maintenu au forceps. Mais mon rôle sera de faire en sorte qu'elle y croient encore.

Parce que le maintient est possible, c'est notre objectif de résultat, mais à condition de tenter sa chance, de la provoquer en jouant le coup à fond et accepter la prise de risque. Marre de ces jeux timorés où, à vouloir éviter la catastrophe, elles finissent par déjouer parce qu'elles s'appuient sur leurs peurs et non sur le plaisir possible. Il n'y a pas de pire défaite.

La journée et la soirée du vendredi vont être particulièrement importantes. Briefings collectifs et individuels, joueuses et caddies de manière à faire en sorte que les choses soient bien claires dans l'esprit de chacunes et chacuns. Parce que les caddies sont souvent les maris et ça complique sérieusement les choses dans le sens où je dois gérer un "coach" par joueuse.

Lancer la troupe sur les bons rails, telle est ma tâche.

mercredi, 29 mars 2006

Coucou, me revoilou

Certains pourraient penser que je fais ma feignasse, freiné dans mon élan laborieux par cet hiver qui s'attarde. Eh bien il n'en est rien. Je suis sorti de ma torpeur hivernale, je bourgeonne, j'ai les neurones qui sauvageonnent.

Cela a débuté par le démarrage de la saison de compétition pour les espoirs régionaux que j'entraîne, gronde et cajôle.

Première épreuve qualificative pour les championnats de France le week-end dernier. Mon travail consiste à observer, questionner pour extraire des réussites comme des échecs, les leçons qui vont permettre d'avancer. Ensuite, il faut rapporter, faire attention à ce qu'on écrit pour ne pas risquer de choquer la sensibilité des médiocres. Bref, je dois faire preuve de diplomatie.

Sinon, il y a plus d'un an, j'avais rédigé une note sur lui, le joueur à suivre. Eh bien, il a fini l'année l'année number one chez les amateurs au trés sérieux classement de la fédération française de golf, il vient de finir 2ème aux internationaux du mexique et part en avril en Nouvelle Zélande pour disputer un match réunissant les 12 meilleurs joueurs amateurs européens contre une sélection asiatique. Il a une pauvre vie ce garçon ! Mais il la mérite.

Ensuite, ma renarde envisage de changer de boulot au sein de sa boite. C'est un vrai marathon. Ils sont 14 à postuler et comme dans "Highlander", il ne doit en rester qu'un aprés le passage des tests psycho machins, un premier entretien puis un autre. Bien sûr, à chaque étape, des têtes tombent. Ma renarde a toujours la sienne sur les épaules. Elle est en finale, elle est trop forte. Je me demande toujours comment j'ai fait pour faire en sorte qu'elle devienne ma femme...

Enfin, pour mes deux nanas retenues prisonnières par un club passéïste, j'ai trouvé la parade. Je suis parvenu à me retenir de foncer tête baissée dans le mur. J'ai décidé de contourner l'obstacle. J'ai revu la gamine dimanche dernier et comme sa mère, elle a retrouvé le sourire et elle va s'éclater. Et moi, je l'aide, je la couvre et la bichonne si bien que bientôt, elle va tout atomiser.

Les peigne-culs qui l'étouffaient vont pouvoir faire les paons, gonfler les pecs et je vais attendre qu'ils soient au fait de leur orgueil béat pour leur balancer mes amitiés en plein plexus. Et là, ça déballonne ! J'en salive d'avance.

Une toute dernière raison qui m'a tenu éloignée de ce blog : je me suis lancé dans la lecture des aventures de Roland de Gilead, le pistoléro. La Tour Sombre a bien vite remplacé un Minc trop propre.

mercredi, 08 février 2006

Cocktail

Dans 48h, le renard et ses femelles seront sur la route qui les mènera sur les pentes enneigées et glaciales du massif alpin.

Mais avant, il reste du taf ! Bilan des compétitions nationales puis rapport et critiques de mes modestes actions pour amener une bonne poignée de jeunes espoirs régionaux à un niveau décent, voilà le genre de réjouissance qui m'attends demain.

Les résultats sont moyens et les mômes n'y sont pas pour grand chose parce que dans l'esprit des gens qui "dirigent" le golf et les clubs en France, nos élus ont beau s'en défendre, le golf n'est toujours pas un sport. Comment pourraient-ils le concevoir ainsi alors que la plupart le pratique en gentil loisir d'une part, ont cru faire du sport en le pratiquant à soi-disant haut niveau et n'ont jamais fait autre chose, d'autre part. Nous sommes encore à l'ère préhistorique en comparaison à l'athlétisme, la natation ou le judo. Allons plutôt jouer avec la pèche sportive ou la pétanque qui, ceci dit, nous devance en nombre de licenciés.

Et je me rends compte de ce fossé parce que ce je considère comme normal lorsque je parle d'entraînement apparaît comme extraordinaire voir extraterrestre pour la plupart. Quand je parle de la plupart, j'entends les dirigeants de clubs, les parents de ces jeunes joueurs mais aussi mes pairs.

Avec l'expérience, je me rends compte que, plus que les joueurs, ce sont ces personnes que je me dois de convaincre. Et là se pose depuis toujours mon rapport ambigu avec toute forme de diplomatie. Je sais pas faire ! Ce n'est pas faute d'essayer mais il y a toujours ce moment critique dans une conversation où je ne peux m'empêcher d'indiquer à mon ou mes interlocuteurs qu'ils n'ont rien compris.

Pourtant, Môman m'a donné des bonnes bases pédagogiques et ma formation en didactique fût parmi les meilleures mais face à certaines remarques, par une parole, un regard, je tue vite le dialogue... Pas bon ça!!!

Sans transition mais qui valait le coup d'être noté, je me suis rappelé d'un de mes rêve ce qui m'arrive trés rarement.

Pour faire bref, un mec essayait d'emporter la plus jeune de mes renardette et toute la maison s'est réveillée lorsque mon poing et mon pied droits, dans un bel ensemble, ont frappé la cloison. J'avais simplement réussi à alpaguer le mec. A postériori, ma renarde fût soulagée que je lui tourne le dos...

lundi, 06 février 2006

L'égalité des sexes

Fidèle à ses habitudes, Jean Louis ARAGON, dans l'édition du Monde du 12/01, a rédigé un article clair sur la polémique qui monte au sujet de la participation des femmes dans les tournois masculins.

Michelle Wie participaient, en janvier, à un tournoi du PGA Tour à Hawaï mais c'est surtout la décision du Royal et Ancient de modifier le règlement du British Open afin d'autoriser les 4 meilleures joueuses du monde à rentrer dans le champ des joueurs qui suscite cette vague.

Van De Velde, en qualité de représentant des joueurs du circuit, s'est élevé contre cette décision. Il va ainsi à l'encontre du courant démagogique et bien-pensant actuel.

Physiologiquement, la preuve est avérée que les femmes ne peuvent lutter à armes égales face aux hommes. Les parcours des tournois masculins dépassent les 6 000m et la N°1 mondiale, A. SORENSTAM, prend 40m dans la vue dés le départ d'un trou.

Mais le fond du problème demeure que beaucoup de joueurs rament pour conserver leur carte d'accés sur le circuit et ne voient pas d'un bon oeil le fait qu'une femme vienne piquer une place.

Seulement, la présence d'une femme parmi les mâles apporte une couverture médiatique plus importante. Toute la problématique est là sans parler de la considération sous-jacente des joueuses comme phénomène de foire...

mercredi, 28 septembre 2005

Chapeau Monsieur Doucouré

Une petite introduction sur le miracle de l'internet. Le casque sur les oreilles, j'écoute une radio qui ne diffuse que des bons blues. Pas de pubs ni d'animateur qui "bruitisent" bref, c'est pur !

A cette heure, la maison est désormais calme et mes yeux sont tombés, plus par refus de voir la paperasse que par inadvertance, sur une interwiew de Ladji DOUCOURE juste avant les championnats du monde d'Helsinki. C'est pas du neuf, d'accord !

medium_doucoure.3.jpgDéjà le titre m'interpelle :" Ladji Doucouré ne se fixe pas de limites." Déjà, j'aime ça ! Il a 22 ans le pépère et à la question du journaliste sur la leçon qu'il a retenu de son "échec" aux Jeux Olympiques, il répond : "Ce n'était pas du tout un échec ! Je suis arrivé là-bas 14ème mondial, je termine 8ème, donc il y a progression." Y'a pas plus clair et plus efficace pour fermer le clapet aux personnes désireuses de lui vampiriser un peu d'estime de soi.

Enfin, à la question du journaliste: "Vous verriez une victoire de Ladji Doucouré comme une surprise?" je ne peux pas m'empècher de reproduire intégralement sa réponse parce qu'il n'y a rien à jeter !

"Non. Parce que je ne me fixe pas de limites. Si j'envisageais une victoire comme une surprise, ça voudrait dire que je me suis trop surpassé, ça voudrait dire que c'est arrivé ce jour là par hasard, que je ne m'attendais pas à faire ça, ça signifierait que je n'ai pas confiance en moi, alors que j'essaie de ne pas me mettre de barrières. On travaille dur pour essayer de donner le meilleur de soi-même.

Je n'y vais pas pour gagner comme tout le monde dit. J'y vais pour me faire plaisir, et si je me fais plaisir je serai déjà content. Je viens pour faire des belles courses. Si je fais des belles courses, ça donnera des bonnes choses."

Sans commentaires... Mais ce qui ressort de cette interview, c'est que le bonhomme, il se connait bien. Il a une évaluation lucide de ses forces et ses faiblesses, il sait bien se situer par rapport aux autres compétiteurs mais ce qui prime par dessus tout, c'est la quète du geste juste et de la bonne course et les autres n'existent plus.

On a vu !

Merde, y'a encore des nains aux esprits petits qui s'accrochent à mes basques !! m'en va faire des haies moi!

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jeudi, 26 mai 2005

ça se bouscule au portillon

Le temps est une notion toute subjective.
Je me souviens encore de ma convalescence où, infirme et astreint à résidence, les heures comptaient double. Désormais, le rythme a radicalement changé. Je me vois comme un courreur qui avale les jours comme si c'était des haies.

Et avant de repartir pour 3 jours dans le centre de la France, je m'accorde ce moment pour savourer le plaisir que j'ai pu éprouver cette semaine.
Comme quoi, le plaisir tient à peu de chose, j'ai reçu 2 messages de personnes qui me remerciaient pour leur avoir permis de jouer correctement lors d'une compétition. Ces 2 personnes sont d'un niveau bien moindre que ceux que je vais fréquenter durant ces 3 prochains jours mais ils tenaient à me faire partager leur plaisir d'avoir réalisé "leur" performance.

En fait, trés peu de gens comprennent qu'un enseignant, un entraîneur tire l'essentiel de son plaisir du plaisir de ses apprentis. Sentir la joie d'un élève qui se remémore son parcours bien négocié, la jouissance qu'il peut éprouver aprés la frappe d'un bon coup de golf sont des moments précieux, riches et intenses.
Et c'est aussi la gratification du travail bien fait.

Alors quand 2 personnes prennent le temps de vous appeler pour vous dire que vous les avez aidé à passer de bons moments sur un terrain de golf, c'est que vraiment, ils y ont pris beaucoup de plaisir.

Alors, je suis tout simplement content !

dimanche, 08 mai 2005

Le talent ne suffit pas.

Dans ma tentative de rattraper le retard accumulé et faire diminuer la pile des "Monde" non lus, je suis tombé sur un article où Jean Jacques Larochelle explique les raisons des succés de Richard GASQUET dans ce début de saison tennistique.
Ce jeune homme de 18 ans vient de battre le N°1 mondial et attribue sa performance à sa prise de conscience que le talent ne suffit plus pour se hisser au plus haut-niveau. Il faut l'entretenir en travaillant.
Une deuxième raison apparait de façon sous jacente dans l'article : désormais, il connait bien les forces et les faiblesses de son jeu.

Et c'est, en partie, pour ces 2 raisons que mes filles, cette semaine, n'ont pas réussi à se maintenir en deuxième division.
Sous la pression, la moitié d'entre elles a vu son jeu se déliter jour aprés jour. Les mêmes fautes récurrentes les ont pénalisées parce que le travail, l'entraînement n'était pas suffisant pour sédimenter les transformations.

Je ne leur jette pas la pierre, loin de là, je constate, c'est tout. Et puis, c'est moi le coach alors j'y ai forcemment ma part de responsabilité.
Moi, comme les filles, avons pu éprouver nos limites et c'est bien.

Savoir reconnaitre qu'actuellement, nous n'avons pas les billes pour jouer dans cette cour, c'est le meilleur moyen pour ne garder que les bons souvenirs et finalement, toujours en retirer du plaisir.

Ce n'est qu'un jeu, aprés tout !!!

mardi, 03 mai 2005

Calmes avant les turbulences

Aujourd'hui fût une journée de plaisirs.

C'est, comme tous les mardis, ma journée de repos. C'est la seule de la semaine et, en général, j'essaie de la combler de choses que j'aime.
Il se trouve que justement, je la consacre souvent à ne rien faire. J'applique au sens propre l'idée de "vacance" voir, de vacuité. C'est ma journée à moi dans le sens où je ne m'impose rien, je balaye les soucis sous un coin du tapis et j'essaie de goûter chaque instant.
Et chacun de ces instants fût bon.

Cela démarrait entre minuit et une heure du matin avec Condorcée pour un petit brin de blabla cadencé. Alors qu'elle est toute entière accaparée par son combat, je l'ai vu et senti rire aux éclats. De la voir ainsi, dans cet état de gaîté fragile, me remémore ces moments où moi, le dur de dur, je ne pouvais m'empêcher d'aider les personnes en difficulté. Cela m'a valu quelques railleries de mes drougs que je leur faisais trés vite ravaler.
Je ne supporte pas que l'on exploite la faiblesse d'une personne qu'elle soit physique ou mentale.

Le plaisir suivant fût d'abord un baiser puis la vue du soleil qui brillait. Ma renarde est en congés et cette journée, nous allions la partager. Comment ?
J'ai la chance d'avoir une femme qui adore la moto, alors je l'ai emmené au bord de l'eau. C'était bon, c'était bien, rouler sans se faire de mourron, savourer les petits riens.

Demain, par contre, débute pour mon groupe de nanas, la grande échéance de l'année. C'est le championnat de France par équipe de deuxième division.
Et malgré certaines difficultés, je l'aborde avec calme et sérénité. C'est, je pense, le meilleur moyen de ne pas les stresser. Je sens, chez elles, la pression monter mais je les crois capable de rester concentrées, appliquées. Et comme me le soulignait un des joueurs de l'équipe masculine, l'essentiel est d'éviter les regrets, de donner le meilleur de soi-même et les résultats suivront !
Si elles vont jusqu'au bout, c'est 5 jours à haute intensité durant lesquels il n'est pas question de bloguer. :o(

jeudi, 28 avril 2005

Des nouvelles du front

En première division, les rochelais sont toujours en course pour remporter la Gounouilhou.
Ils ont eu un peu de peine à démarrer la compétition puisqu'ils ont fini 9èmes des qualifications. Julien Guerrier a quand même trouvé le moyen de jouer le parcours en 70 coups. ( -2 )
Mais il s'est fait voler la vedette par un autre Julien ( Millet ) qui a réussi à jouer 5 en dessous du par sur ce parcours où il ne faut certainement pas "trier les lentilles".
Néanmoins les rochelais se sont bien rattrapés puisqu'ils ont atomisé Saint-Cloud en remportant les 3 foursomes, le matin et 4 simples durant l'aprés midi.
Julien a serré la main de son adversaire au 12 et Yves Petit-Dubousquet dit "VonVon" l'a fait au 14.

Demain, les choses s'annoncent plus corsées puisqu'ils vont affronter le Racing Club de France, vainqueur de cette compétition à de multiples reprises, qui a fini premier des qualifications. Mais, avec ce groupe, les rochelais sont capables de tout.

En ce qui concerne l'équipe 1ère de Niort, nos garçons ont réalisé une trés belle performance puisqu'ils ont remporté les qualifications dans leur poule en 3ème division où les remplaçants ont réalisé les meileures performances.
Je suis trés content pour eux et cela me conforte dans ma décision d'arrêter de les entraîner à l'automne 2004.
Cela peut paraître paradoxal mais nous arrivions à la fin d'un cycle avec le départ du leader de l'équipe et l'éloignement de deux de nos meilleurs espoirs.
Le moment était propice pour transmettre le relais, les joueurs étaient de moins en moins réceptifs à mon discours par habitude mais aussi parce que je leur en demandais peut-être trop et trop vite. Je dis peut-être mais j'en suis quasimment sûr.

Et puis, pour préciser le sens de mes propos, j'utilise souvent la métaphore du verre de trop. C'est à dire qu'il vaut mieux arrêter de boire avant d'être malade.
2005 risquait d'être l'année de trop, je le sentais instinctivement. Alors plutôt que de m'énerver, ramer à contre courant pour s'épuiser ou bien accepter de faire de la daube parce que je n'aurai pas été motivé, il vallait mieux passer la main.
Les résultats de l'équipe me montre que j'ai eu raison.

C'est en cela que je suis heureux.

mardi, 19 avril 2005

Demain, je fais mon samaritain

4 jours que je n'ai pas mis les pieds au golf !
2 jours à La rochelle, le lendemain à Cognac, mardi à Saintes et tout à l'heure Cognac encore, pour assister au premier tour de l'Omnium national féminin.
Décidemment, pour moi, avril semble être le mois des nanas.

Ce tournoi réunit donc, durant quatre jours, les meilleures joueuses professionelles et amateurs françaises. Pour moi, c'est toujours l'occasion d'évaluer les méthodes d'entraînement mais aussi la qualité du jeu de nos meilleures représentantes.

Il se déroule au Golf du Cognac du 20 au 23 avril.

L'an passé, j'avais été éffaré par l'état psychologique d'une majorité de filles et de femmes qui paticipaient à ce tournoi.
Elles étaient à la ramasse totale. L'une d'elles était dans un tel état de délabrement qu'à ma première question, elle répondait "au secours".
Passé le cap où j'étais parvenu à lui redonner un minimum de confiance en son jeu et en elle-même, elle m'a parlé de sa vie. Et là, c'était consternant.
Elle, pas encore la trentaine, vivait avec un type de 30 ans son aîné. Ils habitaient à côté de Marseille et lui, aprés qu'elle me l'ai présenté, était l'icône fidèle du blaireau du Sud-Est. Lunettes translucides trés fashion, petite moustache, peau halée à longueur d'année, le tout était emballé dans des fringues où la marque se porte bien visible.
Dans son discours de coach, les "oui, mais..." et les "ne ...pas" sont rois.

Bref, le genre de type à qui mes dernières paroles avant le coup de boule salvateur se résument à :
" Elles coûtent cher, tes lunettes ?"
"Ben ouais, c'est le dernier modèle de DG."
"ça te fais rien de les retirer ?"
"Non, pourquoi ?"

Eh oui, au golf aussi, les maquereaux existent.

Je devais y emmener les meilleures filles de l'école de golf et cela ne se fera pas. Mais je n'ai pas de regrets dans le sens où je ne tiens pas particulièrement à ce qu'elles assistent à ce genre de spectacle.

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