jeudi, 27 avril 2006

Dies Irae

Parfois, il faudrait avoir le pouvoir de rayer certaines journées, faire en sorte qu'elles n'aient jamais existé. Il suffirait d'appuyer sur la touche "Suppr" et hop, effacées.

Parce qu'une journée comme aujourd'hui, elle vaut double dans le genre qui vous use sérieusement l'organisme, vous met un puit de vitalité à sec en deux coups de cuillère à pot. Elle vous anémie le neurone, le système nerveux central et toute la périphérie.

Et tout cela pourquoi ?

Vous sentez qu'inéxorablement et de façon oppressante, vous êtes cernés par des cons profonds. C'est une espèce qui semble tellement se développer que ça va finir en pandémie. Et je ne peux m'empêcher de penser à ce film d'épouvante où les héros de l'histoire finissent par s'apercevoir qu'ils sont les derniers êtres vivants sur terre. La population qui grouille autour d'eux et les observe est un peuple de mort-vivants qui ont tout leur temps pour se tailler un gentil steack dans vos cuissots !

Et la prise de conscience est terrible ! Ensuite vient la bonne question : "Dois-je continuer à résister ou bien ne vaudrait-il pas mieux devenir comme eux ?"

Plus de soucis sinon que de grimper dans la hiérarchie des cons. A côtoyer l'élite, je me rends compte que c'est trés simple. Il s'agit d'abord d'avoir une bonne dose de certitudes : le Vrai Con ne doute pas, il est fort ! Et le Vrai Con trés fort vous fait croire qu'il doute et vous écoute pour mieux vous asséner la certitude suivante.

Ensuite, l'éventail et la profondeur de la pensée du VC est telle que vous n'êtes pas soumis aux mêmes contingences. Le VC ne peut pas répondre à une question simple par des mots simples. Sa pensée vous dépasse et il voit tellement loin que le simple est futile. Pour employer une métaphore échiquéenne, le VC est convaincu qu'il va vous mettre "mat" au 36ème coup alors que vous n'avez pas encore bougé une pièce. Il lui suffit de vouloir, il est sûr de son pouvoir.

Enfin, le VC fort de tous ces attributs a beaucoup d'assurance, il ne doit rien à la chance. Ce qu'il possède et recoit est entièrement mérité. Mais parfois,le VC se retrouve face au barbare. Et là, le VC chancelle ...

On va s'arrêter là !

*Merci à NoirDez pour le titre, c'est mieux que : " Révolution, Bordel !!!"

mercredi, 29 mars 2006

Coucou, me revoilou

Certains pourraient penser que je fais ma feignasse, freiné dans mon élan laborieux par cet hiver qui s'attarde. Eh bien il n'en est rien. Je suis sorti de ma torpeur hivernale, je bourgeonne, j'ai les neurones qui sauvageonnent.

Cela a débuté par le démarrage de la saison de compétition pour les espoirs régionaux que j'entraîne, gronde et cajôle.

Première épreuve qualificative pour les championnats de France le week-end dernier. Mon travail consiste à observer, questionner pour extraire des réussites comme des échecs, les leçons qui vont permettre d'avancer. Ensuite, il faut rapporter, faire attention à ce qu'on écrit pour ne pas risquer de choquer la sensibilité des médiocres. Bref, je dois faire preuve de diplomatie.

Sinon, il y a plus d'un an, j'avais rédigé une note sur lui, le joueur à suivre. Eh bien, il a fini l'année l'année number one chez les amateurs au trés sérieux classement de la fédération française de golf, il vient de finir 2ème aux internationaux du mexique et part en avril en Nouvelle Zélande pour disputer un match réunissant les 12 meilleurs joueurs amateurs européens contre une sélection asiatique. Il a une pauvre vie ce garçon ! Mais il la mérite.

Ensuite, ma renarde envisage de changer de boulot au sein de sa boite. C'est un vrai marathon. Ils sont 14 à postuler et comme dans "Highlander", il ne doit en rester qu'un aprés le passage des tests psycho machins, un premier entretien puis un autre. Bien sûr, à chaque étape, des têtes tombent. Ma renarde a toujours la sienne sur les épaules. Elle est en finale, elle est trop forte. Je me demande toujours comment j'ai fait pour faire en sorte qu'elle devienne ma femme...

Enfin, pour mes deux nanas retenues prisonnières par un club passéïste, j'ai trouvé la parade. Je suis parvenu à me retenir de foncer tête baissée dans le mur. J'ai décidé de contourner l'obstacle. J'ai revu la gamine dimanche dernier et comme sa mère, elle a retrouvé le sourire et elle va s'éclater. Et moi, je l'aide, je la couvre et la bichonne si bien que bientôt, elle va tout atomiser.

Les peigne-culs qui l'étouffaient vont pouvoir faire les paons, gonfler les pecs et je vais attendre qu'ils soient au fait de leur orgueil béat pour leur balancer mes amitiés en plein plexus. Et là, ça déballonne ! J'en salive d'avance.

Une toute dernière raison qui m'a tenu éloignée de ce blog : je me suis lancé dans la lecture des aventures de Roland de Gilead, le pistoléro. La Tour Sombre a bien vite remplacé un Minc trop propre.

vendredi, 17 mars 2006

Pour le Plaiiiiii... siiiiiiiiiiiir

Mon projet initial de note avait pour sujet : le plaisir.

Je souhaitais relater les conversations animées avec l'ainée de mes filles sur le sujet. Elle est dans cette période où le monde qui l'entoure n'est que contraintes et entraves à son plaisir personnel.

Mais l'appel du fauteuil rouge, baigné par les rayons d'un soleil printanier, est trop fort !

Comme quoi, le plaisir n'est pas obligatoirement proportionnel aux efforts voir aux souffrances consentis...

mercredi, 08 mars 2006

Questions existentielles

L'heure est à la revendication !

Privé volontairement de télé, n'étant pas au fait des programmes radio qui auraient pu traiter du sujet, je ne connais absolument pas l'impact qu'ont eu les défilés de manifestants. Et je dois avouer que je n'ai aucun avis sur le sujet.

La seule chose que j'ai cru comprendre, c'est que les jeunes servent souvent de soupape pour réguler le taux de chômage et cela depuis plus de 20 ans. Un coup, on ouvre les vannes, le coup d'aprés, on réduit le débit. Autre chose que j'ai pu comprendre c'est que les décisions pour nos jeunes générations sont prises par des gens plus agés qui, souvent, ont un emploi et ont oublié que le contexte n'est plus celui qu'ils ont connu.

Mais ce que je trouve le plus ennuyeux, c'est simplement qu'on puisse inciter des personnes à défiler contre un projet qui n'est sûrement pas rassurant mais qui ne me semble pas pire que le système du CDD reconductible à l'infini.

Mais 2007 va tout changer ! Peut-être que nos élus de gauche vont nous ressortir les emplois jeunes ? Faudra que j'en cause à Ségolène, tiens, vu qu'on est voisins ...

Enfin moi, y'a une chose qui m'empêche de dormir. Comment vais je pouvoir faire le tour de Corse en moto en 6 jours et assister aux couchers de soleil sur Bonifacio, les îles sanguinaires et les calanches de Piana ? Et le Cap Corse, les gorges d'Asco et de la Restonica, les aiguilles de Bavella, j'en fais quoi ?

Et si j'y arrive, je les mets où, les corses ? J'aimerais bien prendre le temps de causer un peu ... Ca va pas être facile !

Elles sont peu être un peu futiles mes questions, non ?

Mais si j'ai pas du soleil, en Corse, à la fin du mois de mai, je gueule !

vendredi, 03 mars 2006

A mort le talent !!!

Certaines personnes fonctionnent selon des shémas qui me laisse parfois sans voix.

La situation est simple : Une mère et sa fille joue dans un club de golf. La mère est une bonne joueuse, la fille fait partie des meilleurs espoirs de la région. Elles souhaitent changer de club parce qu'elles estiment que ce club dans lequel elles jouent n'a pas une politique sportive qui puisse permettre à sa fille de progresser, de connaître des challenges et des expériences golfiques enrichissantes.

Cela fait 2 ans que ça dure et recemment, le président du club avait paru compréhensif et avait donné son accord.

Une semaine de vacances et les données ont changées. Certains membres crient à la trahison et menacent de mesures de rétorsion à l'encontre de la famille de ces 2 femmes.

L'argument peut paraître sensé : le club a connu la perte de plusieurs jeunes joueurs et il ne veut pas voir ce nouvel espoir partir afin de garder une locomotive. 

Ce qui l'est moins c'est, qu'à aucun moment, les responsable de ce club se sont posé la question du pourquoi cette volonté de quitter le club ?

Il me paraît difficile d'inciter une personne et un enfant plus particulièrement à s'investir pour un club qui ne lui propose que le néant, où les enseignants ( je ne parle pas d'entraîneurs ) ne proposent rien de spécifique, dans l'entraînement, à cette jeune fille.

Avec leur responsable des jeunes, ils me rapellent Gollum, l'ancien hobbit gardien de l'anneau. Ils gardent leur "précieux" bien serré au creux de la main. Ils ont leur joyau et le club est un coffre fort.

C'est dommage, Noël est passé car je leur aurais bien envoyé un ouvrage de vulgarisation sur la théorie des systèmes avec notament les risques d'un fonctionnement en système fermé.

Mais on touche néanmoins à un problème bien français : on est content d'avoir un champion dans ses rangs mais il est inconcevable que ce même champion puisse bénéficier d'un régime de faveur. Sous couvert d'égalité s'opère le nivellement par le bas.

Quand arriverons nous à comprendre qu'une Pérec, un Bode Miller, Sylvie Guilhem sont des marginaux, des être hors normes et qu'ils doivent et souhaitent être considérés ainsi. Et nous, les moyens, devons obligatoirement les appréhender par des voies différentes parce qu'ils sont uniques. Pas question de leur appliquer des règles collectives, ils fuient le moule et le formatage !