samedi, 21 octobre 2006

L'éternel retour (express )

Cela fait un moment que ça me démange !

J'avais fait des promesses d'écrits, de récits. Malheureusement, certains projets sont passés au stade de la réalité et l'existant, il faut toujours s'en occuper.

Alors, je pédale, je rame tête baissée à pleine vitesse avec la désagréable impression qu'au moindre obstacle, je peux me vautrer !

Mais que c'est bon d'être sur la brèche. Pourquoi me faut il toujours ce genre de situation pour me sentir vivant ?

mardi, 15 août 2006

USA encoooore

Avec le décalage horaire et l'envie d'enfourcher les motos, tout le groupe gratte de la patte arrière dés 5h du matin et 5heures plus tard, ça y est, une navette nous achemine vers la concession Harley.medium_voyages_usa_2005_011.2.jpg

Et aprés les paperasses d'usage, les premiers V-Twins commencent à rugir. Elles nous attendent, tous les chromes brillants de soleil. Et c'est avec la tremblotte des premiers émois que j'enfourche l'Electra-Glide Classic qui va nous transporter durant ce séjour.

medium_USA_2005.2.jpgContact, push the button to start the engine et là, le cheveu se dresse tout debout à l'écoute du son plein et rond. Patap ... patap ... patap... broaarrrrr... patap.

Carole, notre guide, nous propose la traversée du Strip avec les 14 motos avant de filer sur la route 66. Bien sûr, c'est accepté à l'unanimité. Eh bien, à midi, par 40° dans les embouteillages avec un bon vieux V-Twin entre les jambes, il vaut mieux éviter !!! Au secours, c'est par où la sortie ?

Et enfin, nous sortons de Végas, les mâles du groupe persuadés que leurs testicules ressemblent à des raisins de medium_voyages_usa_2005_036.jpgCorinthe, et nous rattrappons la 66 aprés le barrage de Hoover Dam pour filer vers Kingman. Cette route est un musée et nous traversons des coins où le temps a du s'arrêter dans les années soixante.

2 pannes d'essence soudent le groupe et vont nous permettre de nous faire une idée précise de la gentillesse et de la notion d'entraide de l'américain de base mais aussi du sens du devoir des flics américains.

La fatigue du voyage et la chaleur qui règne fatiguent les organismes et c'est avec grand plaisir que nous quittons les selles des Harleys pour s'envoyer une bonne tartine de houblon au bar du motel où nous allons passer la nuit.

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medium_voyages_usa_2005_046.3.jpgAu programme du 3ème jour, encore la route 66 par le col d'Oatman et arrivée à Grand Canyon. La route est un vrai régal si bien que nous n'avons pas vu passer les 300 bornes. Les arrêts sont bien pensés et souvent bienvenus car ils nous permettent d'échanger nos impressions mais en aucun cas, rouler n'est une contrainte et j'apprécie plus que tout l'isolement que nous avons à moto.

Back to USA

D'accord, c'est pas de la première jeunesse.

Mais parce que Fugitive m'avait dit qu'elle était restée sur sa faim et qu'actuellement elle aspire à s'évader, parce que mon cher employeur risque de me payer mes prochains congés là-bas et que de toutes façons, j'ai envie d'y retourner, je vais profiter de ce jour férié pour enfin relater les tribulations du Renard au pays des Harleys.

Avant de partir, une petite pointe d'inquiétude, nous allons passer 10 jours au pays des contraires : puritanisme et décadence, obésité et corps façonnés à coups de bistouri, fric roi et ghettos ... Mais les billets sont pris, les passeports en règle et je ne me suis pas encore fait pousser une barbe d'Ayatollah.

Le 1er jour, c'est dans l'avion : décollage à 11h à Paris, arrivée vers 17h à Las Végas mais avec le décalage horaire, c'est 14h d'avion avec escale à Frisco. Avec l'impatience, c'est dur !

Et Végas, un samedi soir, ça grouille entre les jeunes mariés bourrés et les accros du Jackpot. Vivement le lendemain.

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mardi, 13 juin 2006

Nous nous en allerons mais nous reviendrons.

Plus d'un mois sans écrire la moindre petite note. Mais je ne suis pas mort pour autant, bien au contraire. La vie m'accapare !

Néanmoins, je vais quand même parler de mes femmes et pour plus tard, je devrais pouvoir trouver le temps de faire un récit de mon tour de Corse à moto et enfin de l'aboutissement d'un projet qui me tenait particulièrement à coeur : l'ouverture d'une école de golf pour public handicapé.

Mais place aux femmes :

Il n'y a pas eu de miracle : nous redescendons parmi les sans grades.

2 tours de qualifications trop moyens pour nous éviter un match de barrage difficile. Certaines, après la défaite, notaient que cela ne s'est pas joué à grand-chose. A première vue, cela peut sembler exact. Mais la victoire ou la performance n'est-elle pas une histoire de petits riens qui, lorsqu'on les additionne chaque jour finissent par faire de grandes choses ? Mais c'est chaque jour ... ou du moins régulièrement qu'il faut s'entraîner, jouer un parcours, jouer un parcours en compétition.

Et ce sont ces petits riens qui font que dans les moments de tension, l'issue du match bascule en notre faveur ou celle de nos adversaires. Et les rois de l'excuse peuvent toujours arguer qu'il nous manquait une joueuse importante, une équipe ne repose pas sur une individualité.

J'étais pourtant parvenu à faire oublier l'absente. Des objectifs raisonnables tant collectifs qu'individuels avaient été fixés. La journée de préparation fût une réussite à la fois exigeante, motivante et enrichissante pour la plupart des filles. Le premier tour de qualification allait nous permettre de nous situer.

Au final, une 10 ème place sur les 12 équipes présentes mais peu importe, il y a des défaites qui sont parfois plus profitables qu'une victoire qui n'aurait fait que reculer l'échéance, retarder quelque peu l'inéxorable déclin.

Maintenant, je vais pouvoir reconstruire sur des bases saines. Les choses ont été dites objectivement et l'équipe risque de subir un sérieux rajeunissement. Place à la jeunesse et à une vision plus optimiste du jeu où ce qui prime, c'est l'endroit où la balle doit aller et non pas, où je ne veux pas qu'elle aille !

Cela parait idiot mais chez ces dames, la peur de mal faire prends souvent le pas sur l'envie de réussir un coup et si elles savent faire preuve d'orgueil, elles ont malheureusement tendance à ne voir que leurs défauts techniques mais aussi psychologiques et physiques.

jeudi, 04 mai 2006

8 femmes et moi, et moi, et moi

Echéance importante ce week-end pour l'équipe féminine : le championnat de France par équipe 3ème division.

Je file sur Pau jusqu'à lundi. Les filles arrivent par vagues successives jeudi et vendredi. Certaines parmi nos meilleurs éléments n'arriveront pas du tout : examens pour l'une, "punition" pour l'autre. Pour cette dernière, je n'ai même pas souhaité intervenir parce que, c'est sûr, ça ne se passerait pas bien. La pauvre est cernée par les VC's dans sa propre famille.

D'une part ça pénalise toute une équipe et d'autre part, dans l'un des rares domaine où cette jeune fille est respectée et valorisée, la gente testostéroneuse de sa famille lui sucre l'occasion d'acquérir ne serait-ce qu'une once d'estime d'elle même. Consternant !

Ca complique la tâche mais j'ai toujours aimé les situations difficiles voir désespérées. En dehors d'une joueuse, les 5 autres sont sur la lente pente du déclin. Le niveau de jeu est maintenu au forceps. Mais mon rôle sera de faire en sorte qu'elle y croient encore.

Parce que le maintient est possible, c'est notre objectif de résultat, mais à condition de tenter sa chance, de la provoquer en jouant le coup à fond et accepter la prise de risque. Marre de ces jeux timorés où, à vouloir éviter la catastrophe, elles finissent par déjouer parce qu'elles s'appuient sur leurs peurs et non sur le plaisir possible. Il n'y a pas de pire défaite.

La journée et la soirée du vendredi vont être particulièrement importantes. Briefings collectifs et individuels, joueuses et caddies de manière à faire en sorte que les choses soient bien claires dans l'esprit de chacunes et chacuns. Parce que les caddies sont souvent les maris et ça complique sérieusement les choses dans le sens où je dois gérer un "coach" par joueuse.

Lancer la troupe sur les bons rails, telle est ma tâche.