dimanche, 19 février 2006
Où la raréfaction de l'oxygène n'empêche pas le cerveau de fonctionner correctement...
La montagne et l’océan me font le même effet, cela m’apaise.
Il neige sur Tignes, Brad Meldhau récite proprement ses gammes et les deux vont bien ensemble.
J’ai eu la chance de le voir en récital au mois de novembre dernier. Il a le calme et la sérénité des gens qui dominent leur sujet en sachant, au sein de son trio, qu’il peut faire confiance à ses 2 acolytes. Les notes s’enchaînent, fluides dans le tempo, chacun est dans le rythme.
Mais le sujet de cette note n’est pas là.
Pas question, non plus, de faire le récit des progrès de mes filles sur des skis, même si leur père en est très fier.
Il y sera simplement question de relations humaines et amicales où, en famille, nous partageons la même neige avec un couple d’amis.
Il y a des moments que j’affectionne plus que tout, ceux qui symbolisent le début d’une amitié durable. Ces moments où chacun se découvre, voit chez l’autre ou les autres, ses côtés admirables mais aussi ses petits défauts, parce qu’il en faut.
Ces gens gravitent à très haut niveau : hautes études, hautes fonctions et pourtant, comme Meldhau, en notre présence, ils savent rester simples, accessibles.
Et puis, malgré tous ces « hauts », ils sont comme nous, il se posent des questions auxquelles ils n’ont pas trouvé de réponses, ils tâtonnent. Il est même des domaines où c’est même nous, la renarde et moi, qui évoluons à haut niveau.
Alors la pensée qui me vient consiste à dire qu’il ne faut jamais se sentir « inférieur » sous prétexte que telle ou telle personne a fait de brillantes études ou exerce de brillantes fonctions. Cette même personne peut ne pas vous arriver à la cheville sur bien d’autres plans. Rares sont les omniscients, la complétude n’est pas humaine.
J’exerce un métier formidable parce qu’il me permet de côtoyer des personnes qu’à l’ordinaire il ne me serait jamais permis de fréquenter. Et ces personnes sont, pour moi, une source intarissable d’enrichissements. Bien sûr qu’il y a des cons mais j’ai très vite appris à faire le tri et plus que tout, j’en ai désormais les moyens. Et là, je me dis que c’est un bien inestimable.
19:20 Publié dans Dans l'air du temps | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note






Commentaires
Tu as de la chance de pouvoir faire le tri. J'ai eu l'occasion d' "en" côtoyer pas mal, de part la situation de mes parents, et je n'en ai que très rarement vu qui m'ont donné l'envie de faire partie de ce monde là. Je préfère une vie simple, où l'on n'est pas jugé par ses avoirs... J'habite d'ailleurs un quartier riche à la campagne, pas trop loin de Bruxelles, et nous sommes "ceux qui louent" leur maison...
Ecrit par : G MIKE | dimanche, 19 février 2006
Je n'ai jamais dit que j'avais "envie de faire partie de ce monde là", simplement j'essaie de prendre ce qu'il y a de bon chez eux.
Et puis, au golf comme sur des skis, ils prennent des branlées ! :-)
Ecrit par : Le renard | lundi, 20 février 2006
Un bien inestimable, ah oui...
Et puis il y a des gens différents et qui pour autant n'ont pas du tout envie de jouer à des hauteurs de cheville ni dans un sens ni dans l'autre, aussi. C'est pas parce qu'on fait des études longtemps qu'on trouve fatalement que le reste du monde est en dessous, non ?
Ecrit par : Anne | lundi, 20 février 2006
Non seulement tu deviens de mieux en mieux, mais le "mieux", tu l'dis mieux aussi !
Ecrit par : L'homme Tagada | jeudi, 23 février 2006
Anne > Tout dépends de ce qu'on en fait...des études !
Le dégénéré réssussité > Je te soupçonne d'être subjectif... ou est ce mes bonnes fréquentations ?
Ecrit par : Le renard | jeudi, 23 février 2006
Je vais faire du hors piste...
Brad Meldhau ???
Mais tu sais que tu navigues en haute mer, là ?
Allez... Tous les volumes de Art of the Trio pour fêter ça !
Ecrit par : Fugitive | samedi, 11 mars 2006
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