mardi, 15 février 2005
Il est des nôôôô...ôôôôtre...
Au titre, il est facile de se douter de ce qui m'est arrivé ce week end.
J'étais parti pour faire plaisir à ma renarde. Et bien, c'est ce qui s'est passé.
Pas besoin de faire des milliers de kms pour se dépayser. J'avais troqué le gris sinistre et pleureur du marais poitevin pour le crachin iodé et les bourrasques de l'atlantique.
Bref, nous nous étions échoués à La rochelle.
Dans l'exercice de mon métier, j'avais fait la connaissance du patron d'un hôtel et avant de partir, celui ci nous avait réservé le gîte. Ce monsieur qui n'était qu'une relation professionelle est devenu, en l'espace d'un week end, un ami.
Nous avions quelques points communs:
- des épaules de déménageurs,
- durant notre adolescence, une propension avérée à se rouler dans la boue et prendre du plaisir à se mettre des gros tampons sur les terrains de rugby,
- frapper d'abord, causer ensuite lorsqu'une partie de giffles s'entamait.
- s'asseoir au zinc d'un bar car c'est là qu'on y trouve son âme ( et qu'on y perd souvent sa lucidité )
Mais, durant plus de 5 ans, jamais nous n'avions dépassé le stade des politesses convenues où chacun, comme souvent, se doit de donner une image fidèle à son statut.
En une soirée, nous avons décidé de rattraper le temps perdu aidés en cela par un pure single malt des plus goulayant.
Un troisième larron avait démarré la soirée avec nous. J'avais mal entendu son nom tout comme celui de la dame qui l'accompagnait. Apparemment c'était un cinéaste en repérage accompagné de sa régisseuse. (?)
Nous venions de commencer l'apéro et c'est sans chichis que nous l'avons invité à partager nos cacahouètes durant deux bonnes heures parlant de tout sauf de cinoche et de golf.
Il a bien fallu nous séparer.
Pour faire plaisir à ma renarde, j'avais réservé une table là, mais en faisant la promesse à mon hôte de revenir goûter le vouiski aprés le repas.
A notre retour, le cinéaste conquis par la gentillesse du patron était resté manger dans son établissement et, à peine son repas terminé, il reprit sa place au zinc avec nous.
Nous n'avons pas fini "bras dessus, bras dessous" mais c'est l'assassinat de la divine bouteille qui nous a fait nous quitter.
Entre temps, les conversations ont fusé, passionnées et passionnantes sur le golf, la moto et le ciné, sur des acteurs, des pilotes et des joueurs, du métier de réalisateur et d'entraîneur tout cela autour du concept de performance.
J'en parle bien maintenant, avec le recul et quelques grammes en moins dans le sang mais, d'aprés ma renarde, à aucun moment nous n'avons été chiants !
Avant de nous quitter, nous nous sommes promis de nous retrouver afin qu'il puisse se faire une idée du golf, un sport qui l'a toujours intrigué.
Si aprés avoir réalisé çà mais aussi ça, le monsieur vous pond un film sur le golf, c'est moi qu'il faudra accuser!!!
00:25 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note






Commentaires
Carpe Diem !
Ecrit par : G MIKE | mardi, 15 février 2005
Il s’est produit la même chose pour moi le week-end dernier. Les personnes avec lesquelles nous avons digressés sur les passions, la vie, l’univers … n’étaient pourtant ni cinéastes ni patron d’un hôtel en bord de plage. Il s’agissait seulement de mes beaux-parents ! Impressionnant ! Une ouverture et une confiance extraordinaires ! Des gens avec lesquels je n’étais jamais réellement entré en contact, qu’il m’est arrivé parfois, je l’avoue, de sous estimer ! Et pourtant … Nous n’avions, Pierrick et moi, jamais encore passé des moments comme ceux là, nourris de tentatives et de partages intellectuels extrêmes !
Nous apprécions de plus en plus la compagnie des adultes.
Ecrit par : Le ramasseur de balles | mercredi, 16 février 2005
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