mercredi, 11 février 2009

C'est reparti pour un tour

La saison 2009 sur le circuit européen est désormais bien lancée et cela démarre plutôt mollement pour nos français. C'est un simple constat.

Seul , le père LEVET est arrivé à tirer son épingle du jeu et il explique ses résultats par le fait que, habitant la Floride, à l'inverse des autres français, il s'entraîne régulièrement dans les mêmes conditions climatiques que celles qu'il a rencontré dans les Emirats. Ainsi, il n'a pas eu de temps d'adaptation.

Sinon, poussé par des conditions climatiques déplorables, j'ai failli me remettre à lire "L'Equipe". Ca occupe et cela reste accessible en terme de prix. Il y a toujours autant de foot mais, entre les championnats du monde de hand et de ski alpin, il y avait un peu de matière pour m'occuper les neurones.

De temps en temps (en dehors de la période de l'Open de France où le groupe Amaury fait son auto promotion), on y parle de golf ! Et j'ai pu constater que Philippe CHASSEPOT, l'ancien rédacteur en chef du Journal du Golf (désormais propriété du groupe Amaury), faisait des piges à l'Equipe ou il y travaille tout simplement. J'ai toujours bien aimé le style non conformiste du bonhomme, il a une plume à lui et j'espère qu'il la gardera. Malgré lui, j'ai failli à l'achat quotidien de ce journal qui me parait de moins en moins sportif et de plus en plus "people".

Enfin, un grande et bonne nouvelle en ce qui me concerne : je viens d'être nommé sélectionneur et entraîneur du "groupe France" Handigolf. Concrètement, ça démarre mi-mars par un stage d'évaluation qui devrait me permettre de sélectionner l'ossature du groupe qui va représenter la France aux championnats d'Europe, en 2010.

Avant cela, je vais m'attacher à leur inculquer les habitudes d'entraînement qui doivent leur permettre de tirer le meilleur de leur jeu en stage mais aussi sur les sites de compétitions. C'est pourquoi, je vais voir un peu de pays en 2009. Autriche, Italie et Espagne sont au programme.

Le gros avantage avec eux par rapport aux valides, c'est qu'il n'y a pas besoin de les pousser au cul, pas de soucis de motivation et qu'ils ont trés vite appris à jouer selon leurs moyens...

dimanche, 29 avril 2007

Le mastic

Dans l'esprit d'une majorité de joueurs de golf, le prof de golf suscite souvent l'envie, parfois même la jalousie.

Sa vie est belle, il est souvent parmi les premiers à présenter un teint hâlé (buriné avec l'âge) par les premiers soleils printaniers.
Il est toujours bien sapé et puis surtout, il détient les clés de ce geste si beau, si fluide que tous recherchent.

Et puis, il n'exerce pas un métier ! Il a la chance d'exercer, d'attiser sa passion. c'est presque injuste de le payer pour ce qu'il fait !

Pourtant, ces longues journées à partager cette passion me consument, me lessivent.
Parce que, pour qu'il y ait partage, il me faut comprendre l'Autre et donc apprendre à le connaître de manière à pouvoir lui délivrer le message qui lui parlera le plus, à voir dans son regard cette expression signifiante du : "Mais, c'est bien sûr, c'est l'évidence même!"

Mais le plus dur de tout reste d'afficher une belle certitude alors que justement, je n'en ai aucunes...

samedi, 25 novembre 2006

Une éclaircie alors que tout est gris

Novembre est habituellement un mois néfaste et durant ses vingt premiers jours, il m'a réservé son lot de contrariétés.

Les parasites ont repris leur travail de sape, la mauvaise foi règne sans contraintes et je me sens de plus en plus à l'étroit, le cerveau plein de métastases. C'est toujours une phase que je redoute car il m'a toujours été difficile de me sentir contraint dans ma liberté d'agir. Et je ne maîtrise toujours pas, à mon âge, les effets de la réaction qui menace de poindre.

C'est pour cela que la réunion d'hier soir dans un centre de réeducation fonctionnelle fût pour moi une grande bouffée d'oxygène.

Au sein de l'école de golf handigolf que nous avons fondé avec mon pote Alain, une convention va être signée afin que nous puissions accueillir des "cassés" et les aider à se reconstruire, à croire à nouveau ( s'ils le veulent ) qu'il peut y avoir une vie aprés l'accident.

Moi, l'ancien handicapé social, j'ai pu apprécier toute l'importance et la richesse d'une main tendue. C'est une des raisons profondes qui me poussent probablement à agir ainsi, à donner simplement pour n'avoir qu'en retour ce regard joyeux et plein d'espoir.

Pour cette mission, je vais être assisté de kinés, profs d'EPS spécialisés, ergothérapeutes. Bref, une équipe au sein de laquelle je vais pouvoir échanger, partager et assurement progresser.

Et comme politiquement, parler de handicap est tres tendance, tous les feux risquent de se mettre au vert pour l'action. Je compte même en profiter pour activer la sulfateuse et renvoyer dans ses 22 le premier con qui ose prétendre respirer de mon air.

mardi, 13 juin 2006

Nous nous en allerons mais nous reviendrons.

Plus d'un mois sans écrire la moindre petite note. Mais je ne suis pas mort pour autant, bien au contraire. La vie m'accapare !

Néanmoins, je vais quand même parler de mes femmes et pour plus tard, je devrais pouvoir trouver le temps de faire un récit de mon tour de Corse à moto et enfin de l'aboutissement d'un projet qui me tenait particulièrement à coeur : l'ouverture d'une école de golf pour public handicapé.

Mais place aux femmes :

Il n'y a pas eu de miracle : nous redescendons parmi les sans grades.

2 tours de qualifications trop moyens pour nous éviter un match de barrage difficile. Certaines, après la défaite, notaient que cela ne s'est pas joué à grand-chose. A première vue, cela peut sembler exact. Mais la victoire ou la performance n'est-elle pas une histoire de petits riens qui, lorsqu'on les additionne chaque jour finissent par faire de grandes choses ? Mais c'est chaque jour ... ou du moins régulièrement qu'il faut s'entraîner, jouer un parcours, jouer un parcours en compétition.

Et ce sont ces petits riens qui font que dans les moments de tension, l'issue du match bascule en notre faveur ou celle de nos adversaires. Et les rois de l'excuse peuvent toujours arguer qu'il nous manquait une joueuse importante, une équipe ne repose pas sur une individualité.

J'étais pourtant parvenu à faire oublier l'absente. Des objectifs raisonnables tant collectifs qu'individuels avaient été fixés. La journée de préparation fût une réussite à la fois exigeante, motivante et enrichissante pour la plupart des filles. Le premier tour de qualification allait nous permettre de nous situer.

Au final, une 10 ème place sur les 12 équipes présentes mais peu importe, il y a des défaites qui sont parfois plus profitables qu'une victoire qui n'aurait fait que reculer l'échéance, retarder quelque peu l'inéxorable déclin.

Maintenant, je vais pouvoir reconstruire sur des bases saines. Les choses ont été dites objectivement et l'équipe risque de subir un sérieux rajeunissement. Place à la jeunesse et à une vision plus optimiste du jeu où ce qui prime, c'est l'endroit où la balle doit aller et non pas, où je ne veux pas qu'elle aille !

Cela parait idiot mais chez ces dames, la peur de mal faire prends souvent le pas sur l'envie de réussir un coup et si elles savent faire preuve d'orgueil, elles ont malheureusement tendance à ne voir que leurs défauts techniques mais aussi psychologiques et physiques.

jeudi, 04 mai 2006

8 femmes et moi, et moi, et moi

Echéance importante ce week-end pour l'équipe féminine : le championnat de France par équipe 3ème division.

Je file sur Pau jusqu'à lundi. Les filles arrivent par vagues successives jeudi et vendredi. Certaines parmi nos meilleurs éléments n'arriveront pas du tout : examens pour l'une, "punition" pour l'autre. Pour cette dernière, je n'ai même pas souhaité intervenir parce que, c'est sûr, ça ne se passerait pas bien. La pauvre est cernée par les VC's dans sa propre famille.

D'une part ça pénalise toute une équipe et d'autre part, dans l'un des rares domaine où cette jeune fille est respectée et valorisée, la gente testostéroneuse de sa famille lui sucre l'occasion d'acquérir ne serait-ce qu'une once d'estime d'elle même. Consternant !

Ca complique la tâche mais j'ai toujours aimé les situations difficiles voir désespérées. En dehors d'une joueuse, les 5 autres sont sur la lente pente du déclin. Le niveau de jeu est maintenu au forceps. Mais mon rôle sera de faire en sorte qu'elle y croient encore.

Parce que le maintient est possible, c'est notre objectif de résultat, mais à condition de tenter sa chance, de la provoquer en jouant le coup à fond et accepter la prise de risque. Marre de ces jeux timorés où, à vouloir éviter la catastrophe, elles finissent par déjouer parce qu'elles s'appuient sur leurs peurs et non sur le plaisir possible. Il n'y a pas de pire défaite.

La journée et la soirée du vendredi vont être particulièrement importantes. Briefings collectifs et individuels, joueuses et caddies de manière à faire en sorte que les choses soient bien claires dans l'esprit de chacunes et chacuns. Parce que les caddies sont souvent les maris et ça complique sérieusement les choses dans le sens où je dois gérer un "coach" par joueuse.

Lancer la troupe sur les bons rails, telle est ma tâche.

mercredi, 29 mars 2006

Coucou, me revoilou

Certains pourraient penser que je fais ma feignasse, freiné dans mon élan laborieux par cet hiver qui s'attarde. Eh bien il n'en est rien. Je suis sorti de ma torpeur hivernale, je bourgeonne, j'ai les neurones qui sauvageonnent.

Cela a débuté par le démarrage de la saison de compétition pour les espoirs régionaux que j'entraîne, gronde et cajôle.

Première épreuve qualificative pour les championnats de France le week-end dernier. Mon travail consiste à observer, questionner pour extraire des réussites comme des échecs, les leçons qui vont permettre d'avancer. Ensuite, il faut rapporter, faire attention à ce qu'on écrit pour ne pas risquer de choquer la sensibilité des médiocres. Bref, je dois faire preuve de diplomatie.

Sinon, il y a plus d'un an, j'avais rédigé une note sur lui, le joueur à suivre. Eh bien, il a fini l'année l'année number one chez les amateurs au trés sérieux classement de la fédération française de golf, il vient de finir 2ème aux internationaux du mexique et part en avril en Nouvelle Zélande pour disputer un match réunissant les 12 meilleurs joueurs amateurs européens contre une sélection asiatique. Il a une pauvre vie ce garçon ! Mais il la mérite.

Ensuite, ma renarde envisage de changer de boulot au sein de sa boite. C'est un vrai marathon. Ils sont 14 à postuler et comme dans "Highlander", il ne doit en rester qu'un aprés le passage des tests psycho machins, un premier entretien puis un autre. Bien sûr, à chaque étape, des têtes tombent. Ma renarde a toujours la sienne sur les épaules. Elle est en finale, elle est trop forte. Je me demande toujours comment j'ai fait pour faire en sorte qu'elle devienne ma femme...

Enfin, pour mes deux nanas retenues prisonnières par un club passéïste, j'ai trouvé la parade. Je suis parvenu à me retenir de foncer tête baissée dans le mur. J'ai décidé de contourner l'obstacle. J'ai revu la gamine dimanche dernier et comme sa mère, elle a retrouvé le sourire et elle va s'éclater. Et moi, je l'aide, je la couvre et la bichonne si bien que bientôt, elle va tout atomiser.

Les peigne-culs qui l'étouffaient vont pouvoir faire les paons, gonfler les pecs et je vais attendre qu'ils soient au fait de leur orgueil béat pour leur balancer mes amitiés en plein plexus. Et là, ça déballonne ! J'en salive d'avance.

Une toute dernière raison qui m'a tenu éloignée de ce blog : je me suis lancé dans la lecture des aventures de Roland de Gilead, le pistoléro. La Tour Sombre a bien vite remplacé un Minc trop propre.

mercredi, 08 février 2006

Cocktail

Dans 48h, le renard et ses femelles seront sur la route qui les mènera sur les pentes enneigées et glaciales du massif alpin.

Mais avant, il reste du taf ! Bilan des compétitions nationales puis rapport et critiques de mes modestes actions pour amener une bonne poignée de jeunes espoirs régionaux à un niveau décent, voilà le genre de réjouissance qui m'attends demain.

Les résultats sont moyens et les mômes n'y sont pas pour grand chose parce que dans l'esprit des gens qui "dirigent" le golf et les clubs en France, nos élus ont beau s'en défendre, le golf n'est toujours pas un sport. Comment pourraient-ils le concevoir ainsi alors que la plupart le pratique en gentil loisir d'une part, ont cru faire du sport en le pratiquant à soi-disant haut niveau et n'ont jamais fait autre chose, d'autre part. Nous sommes encore à l'ère préhistorique en comparaison à l'athlétisme, la natation ou le judo. Allons plutôt jouer avec la pèche sportive ou la pétanque qui, ceci dit, nous devance en nombre de licenciés.

Et je me rends compte de ce fossé parce que ce je considère comme normal lorsque je parle d'entraînement apparaît comme extraordinaire voir extraterrestre pour la plupart. Quand je parle de la plupart, j'entends les dirigeants de clubs, les parents de ces jeunes joueurs mais aussi mes pairs.

Avec l'expérience, je me rends compte que, plus que les joueurs, ce sont ces personnes que je me dois de convaincre. Et là se pose depuis toujours mon rapport ambigu avec toute forme de diplomatie. Je sais pas faire ! Ce n'est pas faute d'essayer mais il y a toujours ce moment critique dans une conversation où je ne peux m'empêcher d'indiquer à mon ou mes interlocuteurs qu'ils n'ont rien compris.

Pourtant, Môman m'a donné des bonnes bases pédagogiques et ma formation en didactique fût parmi les meilleures mais face à certaines remarques, par une parole, un regard, je tue vite le dialogue... Pas bon ça!!!

Sans transition mais qui valait le coup d'être noté, je me suis rappelé d'un de mes rêve ce qui m'arrive trés rarement.

Pour faire bref, un mec essayait d'emporter la plus jeune de mes renardette et toute la maison s'est réveillée lorsque mon poing et mon pied droits, dans un bel ensemble, ont frappé la cloison. J'avais simplement réussi à alpaguer le mec. A postériori, ma renarde fût soulagée que je lui tourne le dos...

lundi, 06 février 2006

L'égalité des sexes

Fidèle à ses habitudes, Jean Louis ARAGON, dans l'édition du Monde du 12/01, a rédigé un article clair sur la polémique qui monte au sujet de la participation des femmes dans les tournois masculins.

Michelle Wie participaient, en janvier, à un tournoi du PGA Tour à Hawaï mais c'est surtout la décision du Royal et Ancient de modifier le règlement du British Open afin d'autoriser les 4 meilleures joueuses du monde à rentrer dans le champ des joueurs qui suscite cette vague.

Van De Velde, en qualité de représentant des joueurs du circuit, s'est élevé contre cette décision. Il va ainsi à l'encontre du courant démagogique et bien-pensant actuel.

Physiologiquement, la preuve est avérée que les femmes ne peuvent lutter à armes égales face aux hommes. Les parcours des tournois masculins dépassent les 6 000m et la N°1 mondiale, A. SORENSTAM, prend 40m dans la vue dés le départ d'un trou.

Mais le fond du problème demeure que beaucoup de joueurs rament pour conserver leur carte d'accés sur le circuit et ne voient pas d'un bon oeil le fait qu'une femme vienne piquer une place.

Seulement, la présence d'une femme parmi les mâles apporte une couverture médiatique plus importante. Toute la problématique est là sans parler de la considération sous-jacente des joueuses comme phénomène de foire...

vendredi, 03 février 2006

Précisions

Les balles volent plus loin au risque de voir certains parcours réduits au statut de Pitch-and-putt, les joueurs pros sont de mieux en mieux préparés tant physiquement que mentalement et scorent de plus en plus bas, l'évolution du matériel facilite le jeu et pourtant :

Le score moyen des joueurs moyens n'a pas évolué depuis 30 ans !!!

Paradoxal, non ?

En fait, depuis plus de 20 ans passés à arpenter parcours et practices de France et de Navarre, je vois toujours des joueurs s'échiner à mettre des grosses mines au practice alors que les putting-greens et greens d'approches restent le plus souvent déserts.

Des statistiques, loin d'être récentes mais toujours d'actualité, précisent que :

  • Le putting représente 43% des coups frappés sur un parcours par les meilleurs joueurs.
  • Les coups à moins de 90m du trou ( putting compris ), c'est 60 à 65% du score.
  • Les pleins coups, 25% !

Pas besoin d'être polytechnicien pour savoir où passer les 3/4 de son temps si l'objectif d'un joueur est d'améliorer ses scores.

Pour ceux que les états d'âme d'un entraîneur de golf pourraient gonfler, sachez qu'un autre blog existe et ne parle que de golf comme son nom l'indique : Golf Only que vous prouvez trouver à cette adresse: http://le_renard_gris.blog.lemonde.fr

samedi, 09 juillet 2005

On the road again

La saison bat son plein et les échéances tentent de me faire oublier les merveilleux moments passés chez les "sauvages américains". Je résiste pourtant mais inéxorablement, les évènements qui s'annoncent grignottent lentement nos mémoires.

Il est temps de revenir dans le présent, anticiper un avenir plutôt copieux en terme de charge de travail.

Les qualifications pour les championnats de France Jeunes sont closes et c'est une douzaine de nos meilleurs espoirs que j'emmène à St Quentin en Yvelines sur le site de l'Open de France. 10 jours d'attentions, d'écoute, de coups de gueule parfois où je deviens le gestionnaire de l'euphorie comme des détresses afin que ces garçons comme ces filles apprennent à mieux se connaître et retiennent le bon de ces moments passés sous haute tension.

Avant cela, un court passage dans la Sarthe histoire de dépoussiérer mes clubs sur un parcours où je fus prof, une ville où je me suis marié. J'espère que ça ne va pas tourner au pelerinage...

Tout ça pour dire que je ne donnerais probablement pas de mes nouvelles avant une bonne dizaine de jours

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